La plus forte éclipse solaire visible de Namur depuis août 1999 : au maximum, la Lune masquera 91 % du diamètre du Soleil, en toute fin de journée. La prochaine de cette ampleur chez nous ? L'éclipse totale… du 23 septembre 2090.
Seize jours après l'éclipse de Soleil, la réplique : la pleine Lune plonge dans l'ombre de la Terre — 93 % de son diamètre au maximum, juste avant son coucher. Le Soleil s'est couché éclipsé le 12 ; la Lune se couchera éclipsée le 28. La prochaine totale visible de chez nous ? Le soir du réveillon, 31 décembre 2028.
La Terre depuis le sol lunaire — à ≈ 384 000 km de la maison.
La Lune n'a pas toujours été là. Il y a environ 4,5 milliards d'années, une protoplanète de la taille de Mars, appelée Théia, a percuté la jeune Terre. Les débris de cette collision cataclysmique, projetés en orbite, se sont agglomérés pour former notre satellite. C'est aussi pour ça que les roches lunaires rapportées par Apollo ressemblent tant au manteau terrestre.
La photo ci-dessus est trompeuse : depuis le sol de la face visible, la Terre ne se lève ni ne se couche jamais. À cause de la rotation synchrone, elle reste quasiment fixe dans le ciel lunaire, oscillant à peine (les librations). Les vrais « levers de Terre » ne s'observent que depuis un vaisseau en orbite — comme la célèbre photo Earthrise d'Apollo 8, en décembre 1968. Vue de là-haut, la Terre paraît environ 3,7× plus large que la Lune vue de chez nous, et environ 50× plus lumineuse.
La Lune possède bien une face cachée, mais elle n'est pas « sombre » — le Soleil l'éclaire autant que l'autre. Si on ne la voit jamais, c'est encore la rotation synchrone : la Lune tourne sur elle-même exactement à la même vitesse qu'elle tourne autour de la Terre (27,3 jours), en nous présentant toujours le même côté. L'humanité ne l'a découverte qu'en 1959, photographiée par la sonde soviétique Luna 3 : presque pas de « mers » sombres, mais des cratères à perte de vue.
C'est principalement la Lune qui soulève les océans deux fois par jour. Mais ce bras de fer gravitationnel a un prix : les marées freinent la rotation de la Terre (les jours s'allongent d'environ 2 millisecondes par siècle) et, en échange, la Lune s'éloigne de 3,8 cm par an — mesuré au millimètre près grâce aux réflecteurs laser déposés par les missions Apollo. Conséquence lointaine : dans quelques centaines de millions d'années, la Lune paraîtra trop petite pour couvrir le Soleil, et les éclipses totales disparaîtront.
Sans atmosphère pour faire « couverture », la température change brutalement dès que le soleil se couche :
Le sol lunaire est recouvert d'une poussière grise appelée régolite. Contrairement au sable terrestre érodé par le vent et l'eau, les grains de régolite sont tranchants comme du verre pilé. Ils s'infiltrent partout, abîment les combinaisons spatiales et sont toxiques pour les poumons. Les astronautes d'Apollo, en le ramenant collé à leurs combinaisons, lui ont trouvé une odeur de poudre à canon brûlée.
La distance affichée est le résultat d'un algorithme vectoriel (séries lunaires type ELP 2000-82, correction Delta-T, aplatissement WGS84 et correction topocentrique pour Namur) exécuté en temps réel par votre navigateur.