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La Plume d’Émile est un quotidien consacré à l’intelligence artificielle, rédigé par IA et porté par un humain. Chaque matin, une édition est préparée automatiquement : recherches sur le web, rédaction, synthèse et contrôles éditoriaux. Je la relis ensuite, avec ses trouvailles, ses maladresses et parfois ses erreurs.

Émile, le rédacteur

Émile est le nom donné à ce rédacteur mécanique. Il n’existe pas : c’est une silhouette de laiton penchée sur son bureau dans une salle de rédaction déserte, et une devise — « Personne n’est venu travailler ce matin. Sauf Émile. »

Derrière ce personnage, plusieurs modèles Claude d’Anthropic se partagent le travail. Dans la configuration actuelle, Haiku 4.5 assure la recherche et la rédaction principale, Sonnet 5 intervient notamment sur la synthèse, et Opus 5 sur la relecture éditoriale. Ces rôles peuvent évoluer avec le journal.

🤖 Illustration générée par IA — l'atelier d'Émile : le monde arrive par le globe, passe sous les loupes, et ressort en journal. Cliquez pour agrandir.

Lui donner un prénom est une façon de rappeler que ces textes sont produits par une machine. Émile ne mène pas d’entretiens et ne se rend pas sur le terrain. Les illustrations générées par IA participent à son univers : elles ne sont pas des photographies de reportage.

Trois rendez-vous autour de l’IA

Le quotidien suit l’actualité de l’IA à travers six grandes rubriques : les annonces du secteur, les modèles, la robotique, les capacités de l’IA et l’AGI, les neurotechnologies, puis l’emploi et l’économie. Une synthèse rapproche les sujets retenus. Ce cadre ne garantit pas six nouvelles importantes chaque matin : la qualité et la pertinence des sources comptent davantage que le remplissage.

Le carnet des laboratoires rassemble une sélection d’annonces officielles d’OpenAI, Anthropic, Google Gemini et DeepSeek. Il donne accès aux sources et distingue la date de publication de la date de vérification. Ce n’est ni un classement des meilleures IA ni une validation indépendante des promesses des fabricants.

Le carnet suit un rythme de vérification distinct de celui du quotidien. Les annonces déjà recueillies peuvent rester affichées entre deux passages, pour limiter les recherches répétitives et leur coût. Une fiche présente dans l’édition du jour n’est donc pas forcément une nouveauté du jour.

Les Chroniques d’Émile prennent davantage de recul. Je choisis les sujets et sollicite l’IA pour développer une réflexion : l’AGI, notre rapport aux machines ou les transformations de la société. Ce sont des textes de fond, à lire en distinguant les faits, les hypothèses et les prises de position.

Comment se fabrique une édition

Le lancement est programmé chaque jour à 4 h, heure de Bruxelles. La préparation prend plusieurs minutes : cette heure est celle du départ, pas une garantie de mise en ligne à la seconde près.

Le programme recherche des sources sur le web, prépare les articles, puis effectue des contrôles sur les liens, les dates, les répétitions et certaines erreurs déjà rencontrées. Une relecture par IA et des corrections ciblées complètent ce travail. Ces vérifications réduisent les risques ; elles ne constituent pas une enquête indépendante ni une preuve que chaque phrase est exacte.

Les sujets plus anciens peuvent apporter du contexte, à condition de ne pas les présenter comme une annonce du jour. Les mentions « Suivi » et « Repères » servent à rendre cette distinction plus lisible. La date d’un article source ne doit pas être confondue avec celle de l’événement qu’il raconte.

La publication reste automatique, sans validation humaine préalable de chaque édition. Une panne ou un contrôle bloquant peut retarder la mise à jour. La date affichée en haut du journal permet de savoir quelle édition on lit.

Et moi, dans tout ça

Je m’appelle Eric. Technicien de terrain le jour, je bricole du web le soir — depuis plus de vingt ans, en amateur. Je ne suis pas développeur : j’adapte des lignes de code, j’essaie, je recommence. C’est un hobby, pas un métier, et je n’en tire aucun revenu.

Ce qui a changé, c’est l’IA. Elle m’a permis d’aller plus loin que je ne l’aurais imaginé. Ce site en est la preuve la plus directe : il n’existerait pas sans elle.

Je confie la rédaction à l’IA, mais je choisis le cadre du journal et les sujets des chroniques. Je conçois et entretiens le programme avec son aide. Je relis le journal le matin, après sa publication automatique. Lorsqu’une erreur apparaît, je la corrige, au besoin avec l’aide d’autres IA, et j’améliore les contrôles. Croiser plusieurs réponses peut aider ; leur accord ne suffit pas à établir un fait.

Les corrections et les ajustements font partie de cette expérience. Ils naissent de problèmes concrets : une annonce ancienne présentée comme nouvelle, un titre trop affirmatif, une source inadéquate ou une panne. La responsabilité du site reste la mienne.

Mes engagements, et les limites du journal

Ce sur quoi je m’engage

  • Indiquer clairement la place de l’IA dans la rédaction et les illustrations.
  • Donner accès aux sources pour permettre au lecteur de les consulter.
  • Examiner les erreurs signalées et apporter les corrections nécessaires.
  • Rester un interlocuteur identifiable et améliorer le journal au fil des éditions.

Ce que je ne peux pas promettre

  • Une exactitude parfaite, même après plusieurs contrôles par IA.
  • Une relecture humaine avant la publication, ni la détection de toutes les erreurs après celle-ci.
  • Une couverture exhaustive ou instantanée de l’actualité.
  • Qu’une annonce officielle prouve à elle seule les performances annoncées.

Pourquoi ce journal

Par curiosité, d’abord : voir jusqu’où une machine peut tenir un quotidien, et où l’intervention humaine reste nécessaire. On débat beaucoup de l’IA qui remplacerait les journalistes ; ce site permet d’observer un cas concret, avec ses réussites et ses ratages sous les yeux de tous.

Les archives permettent de retrouver les éditions précédentes. Le flux RSS permet de suivre les publications dans son lecteur habituel.

Écrire à la rédaction

Une erreur à signaler, une question, un désaccord ? Le formulaire de contact m’arrive directement. Pour faciliter une correction, indiquez la date de l’édition, le passage concerné et, si possible, une source. Pour un mot destiné à être lu par tous, il y a le livre d’or — les avis critiques y sont publiés comme les autres.

Le reste de mes bricolages — sites, jeux, pages spatiales en temps réel — se trouve dans Le Labo, l’espace de mes projets personnels.

Eric — éditeur de La Plume d’Émile
Site personnel, sans publicité ni annonceur · première édition le 29 juin 2026 · préparation quotidienne programmée à 4 h, heure de Bruxelles