La Plume d'Émile est un quotidien entièrement rédigé par une intelligence artificielle. Chaque nuit à quatre heures, un programme lance de vraies recherches sur le web, lit les pages qu'il trouve, rédige six articles et une synthèse, puis met le tout en ligne — sans que personne n'ait relu une seule ligne.
Émile, le rédacteur
Émile est le nom donné à ce rédacteur mécanique. Il n'existe pas : c'est une silhouette de laiton penchée sur son bureau dans une salle de rédaction déserte, et une devise — « Personne n'est venu travailler ce matin. Sauf Émile. » Derrière cette image, des modèles Claude d'Anthropic : Haiku 4.5 pour les dépêches, Sonnet 4.6 pour la synthèse et l'article vedette.
Lui donner un prénom n'est pas qu'une coquetterie. C'est une façon de rappeler, à chaque page, que ce qu'on lit ici n'a pas été écrit par un journaliste.
Et moi, dans tout ça
Je m'appelle Eric. Technicien de terrain le jour, je bricole du web le soir — depuis plus de vingt ans, en amateur. Je ne suis pas développeur : j'adapte des lignes de code, j'essaie, je recommence. C'est un hobby, pas un métier, et je n'en tire aucun revenu.
Ce qui a changé récemment, c'est l'IA. Elle m'a permis d'atteindre un niveau que je n'aurais pas cru possible il y a encore quelques mois. Ce site en est la preuve la plus directe : il n'existerait pas sans elle.
Je n'écris aucun des articles. Mon rôle est ailleurs :
J'ai conçu le programme qui les produit et je l'entretiens. Je relis le journal chaque matin, après sa publication automatique. Quand une erreur passe — une source périmée, une tournure anglaise, une affirmation mal datée — je la corrige et je resserre les garde-fous pour qu'elle ne repasse pas. Le programme en est aujourd'hui à sa dix-huitième version majeure, et chacune est née d'un raté observé un matin.
Ce que je garantis, et ce que je ne garantis pas
Ce sur quoi je m'engage
- Chaque article cite sa source, réellement consultée et liée sous le texte.
- Les sources trop anciennes sont écartées automatiquement.
- Le journal est relu chaque matin par un humain identifiable : moi.
- La nature du contenu est annoncée sur chaque page, sans ambiguïté.
Ce que je ne peux pas promettre
- Que chaque phrase soit exacte : une IA se trompe, et cela arrive.
- Qu'aucune erreur ne subsiste entre la publication de 4h et ma relecture du matin.
- Une couverture exhaustive de l'actualité : six sujets par jour, pas davantage.
- Un regard humain sur le choix des angles : c'est la machine qui décide.
Pourquoi ce journal
Par curiosité, d'abord : voir jusqu'où une machine peut tenir un quotidien sans qu'on lui tienne la main. Et parce que la question mérite d'être posée autrement qu'en théorie. On débat beaucoup de l'IA qui remplacerait les journalistes ; ce site est une manière d'y répondre en la faisant tourner pour de vrai, avec ses réussites et ses ratages sous les yeux de tous.
Les Chroniques d'Émile prolongent cette réflexion sur un format plus long. Elles sont, elles aussi, rédigées par IA — à ma demande, sur des sujets de fond.
Écrire à la rédaction
Une erreur à signaler, une question, un désaccord ? Le formulaire de contact m'arrive directement. Pour un mot destiné à être lu par tous, il y a le livre d'or — les avis critiques y sont publiés comme les autres.
Le reste de mes bricolages — sites, jeux, pages spatiales en temps réel — se trouve dans Le Labo.
Eric — éditeur de La Plume d'Émile
Site personnel, sans publicité ni annonceur · première édition le 29 juin 2026 · publié chaque jour à 04h00