La journée du 15 août 2026 s'ouvre sur une question de confiance : Doctolib lance un vaste projet de recherche en IA médicale impliquant des millions de patients français, en partenariat avec l'Inria, l'Inserm et l'Université Paris Cité. Pendant trois ans, des modèles analyseront l'évolution des parcours médicaux pour anticiper les besoins de soin. C'est l'une des expérimentations les plus ambitieuses jamais conduites sur des données de santé en France, et elle place l'IA au cœur du système médical bien avant toute interface cerveau-machine.
Du côté des modèles, GPT-5.6 Sol d'OpenAI franchit le seuil symbolique de 92,5 % sur le benchmark ARC-AGI-2, devançant Claude Opus 5 et GPT-5.5. Ce score redéfinit ce que l'on attendait des capacités de raisonnement abstrait des machines, sur des puzzles conçus précisément pour résister à la mémorisation. OpenAI en profite pour déployer gratuitement GPT-5.6 Luna, élargissant l'accès au grand public sans restriction de volume textuel.
Dans l'univers matériel, Nvidia et LG formalisent un partenariat couvrant la robotique humanoïde, les infrastructures IA et la conduite autonome. Un robot bipède développé par LG, propulsé par le processeur Jetson Thor de Nvidia, est attendu pour le premier trimestre 2027. Pendant ce temps, Anthropic négocierait le rachat de Decart pour six milliards de dollars, cherchant à intégrer la génération vidéo en temps réel à ses capacités multimodales.
Le baromètre PwC 2026 rappelle que cette accélération technologique ne profite pas à tous de la même façon. Les métiers où l'IA augmente le jugement humain progressent deux fois plus vite, avec une hausse salariale supérieure de 42 % par rapport aux postes exposés à l'automatisation directe. La fracture n'est plus entre secteurs, mais au sein même des organisations, selon la manière dont chaque poste intègre — ou subit — l'IA.