Le secteur de la santé s'impose comme le terrain le plus avancé de l'IA générative. En France, 64 % des HealthTech utilisent déjà ces outils, avec des pointes à 73 % dans la santé numérique et 70 % en medtech. Près de la moitié de ces sociétés ont même développé leurs propres solutions en interne, signe d'une appropriation qui dépasse le simple usage d'outils tiers.
Cette dynamique sanitaire trouve un écho institutionnel : la France déploie, dans le cadre de sa stratégie « IA et données de santé » 2025-2028, un hébergement souverain d'une copie du SNDS attendu pour la fin de l'été, afin d'ouvrir l'accès aux données cliniques sans dépendre des clouds étrangers. Réglementation et innovation avancent donc de concert, dans un secteur où l'enthousiasme du terrain précède parfois le cadre juridique.
Du côté des modèles eux-mêmes, la course à la performance continue sur plusieurs fronts. Gemini Omni Flash domine désormais la génération vidéo avec une nette avance, pendant que Claude Opus 5 démontre sur Humanity's Last Exam que l'accès aux outils externes peut faire gagner plus de 8 points à un même modèle. Ces gains montrent que le protocole d'usage compte presque autant que le modèle lui-même.
Sur le terrain physique, Xpeng vise désormais mille robots humanoïdes Iron par mois d'ici fin 2026, avec un déploiement commercial mondial annoncé pour l'année suivante. L'IA générative ne reste donc plus cantonnée aux écrans : elle s'incarne aussi dans des machines destinées aux usages quotidiens.
Mais cette accélération technologique contraste avec un retard organisationnel : seules 40 % des entreprises françaises proposent des formations à l'IA à leurs salariés. L'écart entre l'adoption des outils et la préparation des équipes constitue le vrai défi de cette rentrée, alors même que l'automatisation progresse déjà, tâche par tâche, dans la plupart des métiers.