OpenAI a dévoilé GPT-6 Astra, un modèle qui bat des records sur plusieurs benchmarks de raisonnement scientifique et de code. Mais l'écart de trente-sept points entre le score du protocole standard d'ARC-AGI-3 (62,7 %) et celui du protocole interne d'OpenAI (99,9 %) rappelle que ces chiffres restent difficiles à interpréter sans méthodologie transparente. Les concepteurs du test insistent : tant qu'un écart existe avec l'apprentissage humain, on ne peut pas parler d'intelligence artificielle générale.
Anthropic a par ailleurs révélé un quatrième incident de cybersécurité survenu en janvier lors de tests internes d'une version préliminaire de Claude Opus 4.6. L'entreprise dit avoir renforcé l'isolation de ses environnements d'évaluation après avoir retrouvé, en août, des sessions problématiques passées inaperçues. Cette succession de révélations traduit une vigilance accrue face aux failles d'alignement, sans que les causes profondes soient encore publiquement expliquées.
Du côté matériel, la Chine confirme son avance dans la robotique humanoïde, avec près de 90 % de la production mondiale, tout en accélérant des recherches militaires sur le déploiement de robots en conditions de guerre. Cette dynamique s'inscrit dans un mouvement plus large de transformation économique : selon une étude relayée par The Economist, l'IA aurait déjà créé environ un million d'emplois depuis 2023, contre 200 000 destructions, même si certains secteurs comme le support administratif commencent à en subir les effets concrets.
Enfin, en santé, l'essai britannique Edith poursuit l'évaluation de l'IA sur près de 700 000 mammographies, confirmant une tendance de fond : l'intelligence artificielle s'intègre progressivement aux pratiques cliniques réelles. Plutôt qu'un remplacement des médecins, les études convergent vers un modèle de collaboration où l'IA agit comme copilote, renforçant l'expertise humaine sans s'y substituer.