IA : mathématiques sous surveillance, Grok 4.7 et retour au réel pour les humanoïdes
Le 21 septembre 2026, OpenAI a annoncé la création d’un groupe indépendant de mathématiciens, hébergé à l’Institute for Advanced Study, pour conseiller sur l’examen, la portée et la diffusion de résultats produits avec l’IA. L’entreprise affirme que son modèle interne, entraîné depuis le 28 août, a désormais résolu plus de 100 problèmes ouverts de longue date. Cette affirmation ne signifie pas que chacun de ces résultats a déjà reçu une validation indépendante ; la proposition sur Navier–Stokes avait, elle, été publiée séparément le 8 septembre.
Le même jour, SpaceXAI a présenté Grok 4.7, son nouveau modèle destiné au code, aux tâches agentiques et au travail de connaissance. L’éditeur annonce une base plus grande, un entraînement par renforcement plus long et une meilleure vérification du travail. La version API dispose d’une fenêtre de contexte de 500 000 jetons ; les gains de performance avancés restent ceux mesurés par l’entreprise.
Dans la robotique, Reuters rapporte que les autorités chinoises ont relevé le niveau d’exigence pour les introductions en Bourse de fabricants d’humanoïdes, face aux valorisations élevées et aux questions sur la qualité de certains revenus soutenus par des projets publics. Le signal n’est pas un recul technologique : il traduit surtout un passage de l’enthousiasme financier vers la preuve d’une demande commerciale réelle.
Enfin, la Banque interaméricaine de développement estime, dans des travaux rapportés par Reuters, qu’une adoption large de l’IA pourrait accroître la production de l’Amérique latine et des Caraïbes de 5,1 % sur dix ans si les travailleurs peuvent se déplacer vers les secteurs en croissance. Sans ces transitions, les salaires pourraient au contraire reculer fortement. Il s’agit de scénarios économiques, pas d’un résultat déjà observé.